Église Saint-Nicolas (inscrite monument historique par arrêté du 21 janvier 19976) : En 1066, les moines de l'abbaye de Saint-Évroult bâtissent un premier petit oratoire dans le hameau s'appelant alors Heudicourt. Dans la chapelle, est exposée une image de la Vierge, faisant l'objet d'un culte particulier et jouissant d'une grande réputation dans la contrée. Les nombreux pèlerins de Notre-Dame du Vexin, comme on appelle l'image, font des dons, qui, d'après la légende, auraient permis de financer la construction de l'église actuelle, entre 1194 et 1230. La construction de l'église donne lieu à l'érection du lieu en paroisse dès 1194, prenant le nom de La Chapelle-en-Vexin. Un prieuré est rattachée à l'église, dont une partie des bâtiments subsistent toujours au sein de la ferme jouxtant l'église. L'édifice est remanié pendant le XVIe siècle, et suite à un incendie en 1669, la couverture et la charpente de la nef doivent être reconstruites. Il demeure aujourd'hui impossible à dire à quoi ressemblait l'église après son achèvement. Elle se compose d'une nef romane de trois travées, qui a été voûtée pendant un certain temps, et d'un chœur de deux travées au chevet plat et aveugle du XVe siècle. Un petit clocher a été élevé au-dessus de la sacristie, située au sud du chœur. Le chœur est voûté d'ogives, mais les chapiteaux se sont perdus, et les nervures retombent sur de simples consoles. Par contre, au nord de l'arc triomphal, devant les murs et dans les angles occidentaux de la nef, subsistent des faisceaux de trois colonnettes avec de remarquables chapiteaux. Ceux de l'arc triomphal dateraient du XIIe siècle et représentent des personnages ; les autres sont sculptés en feuillages, mais semblent en partie refaits. Plus aucune fenêtre n'est d'origine. La nef est seulement éclairée par deux baies au remplage Renaissance dans la façade nord7,8.

Autres éléments du patrimoine

  • L'ancien prieuré des moines de Saint-Évroult, jouxtant l'église : En subsistent des vestiges contemporains de l'église, intégrés dans les bâtiments de l'exploitation agricole. Cette dernière a pris le relais du prieuré après son désaffection en 1793, du fait de la Révolution française et de la vente comme bien national de la plupart des biens de l'église8.
  • L'ancien abreuvoir-pédiluve, au nord du village près de la mare : Le muret permet la retention d'eau de la fontaine proche dans cette petite mare pavée. Elle servit à donner à boire aux animaux de ferme et fut également utilisé comme lave-sabots : les chevaux et bœufs y furent emmenés à la fin d'une journée de labour.
  • Le lavoir municipal avec fontaine, près de la mare au nord du village : Le bassin du lavoir est alimenté par l'eau de la fontaine abrité dans l'édicule à sa droite. Cette association de lavoir et fontaine est fréquente. Les lavandières étaient protégéds des intempéries par un toit, dont la charpente repose sur deux murs en moellons, l'un à l'ouest et l'autre au nord. Le bâtiment actuel n'est toutefois qu'une reconstitution du lavoir d'origine, charpente et tuiles étant entièrement neuves.
  • La pompe à godets de marque « Dragor », près du calvaire face à la nouvelle mairie : Cette pompe en fonte date de la seconde moitié du XIXe siècle et correspond à un modèle particulièrement répandu dans le Vexin français8.
  • Mur à contreforts, impasse de Riancourt : Ce mur de soutènement pour un terrain non bâti provient sans doute d'un bâtiment ancien plus important, étant donné son envergure et sa solidité peu en rapport avec son affectation actuelle.